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10/02/2011

COTE D'IVOIRE: Y a-t-il encore des Militaires d'Honneur dans l'Armée Nationale?

Chronique diplomatique: Y a-t-il encore des militaires d’honneur dans l’armée nationale de COTE D’IVOIRE pour rétablir la République ?
En ma qualité d’intellectuel, de chroniqueur, d’écrivain, de libre citoyen ivoirien, d’éveilleur des consciences endormies et comme un aumônier militaire, dans cette contribution :
J’interpelle tous les militaires ivoiriens à se ressaisir pour jouer, rapidement, leurs rôles républicains d’arbitres (et non de courtisans, d’acteurs et de partisans politiques) dans la très grave et profonde crise politique actuelle orchestrée par le Président Laurent GBAGBO qui refuse sa défaite électorale du 28 novembre 2010, (Défiant la Démocratie, la COTE D’IVOIRE, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’ONU et les Grandes Puissances ), et qui souhaiterait s’appuyer sur notre Digne et Noble Armée pour l’installation de sa dictature socialiste, patriotique, clanique, tribaliste et xénophobe :
Naguère corps d’élites et fierté nationale, sous les règnes respectifs des Présidents Félix HOUPHOUET-BOIGNY et de son digne successeur, l’Homme de la Paix, le sphinx Henri KONAN BEDIE, l’armée nationale de COTE D’IVOIRE, en dix(10) ans de règne du président Laurent GBAGBO, est devenue un nid de déshonneur, que dis-je, un repère de voyous, de miliciens, de chiens de guerres étrangers (libériens, angolais et autres), de patriotes violents et sanguinaires, de militaires xénophobes et tribalistes, Sans honneur et ni foi, assoiffés de biens matériels, d’argent et de sang, exécutant aveuglement et inconsciemment, leurs bals des vautours et les ordres diaboliques, ténébreux, dictatoriaux, sectaires de leur Seigneur et Gourou Laurent GBAGBO, plongeant ainsi, honteusement et piteusement, la nation ivoirienne dans la déchéance, dans les abîmes et dans les vallées de la mort !
COTE D’IVOIRE, qu’as-tu fais au « Très Bon DIEU-TOUT-PUISSANT », pour mériter cette grande humiliation ?
En effet, et pour ceux et celles qui douteraient ou qui ne le sauraient pas encore, directement ou indirectement, depuis décembre 1999, des Militaires ivoiriens, tous corps confondus, sont des complices notoires et des associés connus des hommes politiques, Qui, ensemble avec leurs dits macabres partenaires, ils ont exécuté trois(03) maudits coups d’état au détriment du vaillant peuple ivoirien :
1. Le premier coup d’état militaire de noël 1999 du Général Robert GUEI:
Pour rappel historique, la République de COTE D’IVOIRE a été malheureusement initiée dans les Nations instables à coups d’état, le 24 décembre 1999.
En effet, nous étions à seulement dix(10) mois des élections présidentielles d’octobre 2000, et de « ténébreux opposants politiciens » au régime du Président Henri KONAN BEDIE, ont divisé, banalisé et instrumentalisé des Militaires ivoiriens (avec le Général Robert GUEI à leur tête), pour renverser ledit Président ci-dessus et son régime :
D’après des membres influents de la défunte junte militaire, le Président Laurent GBAGBO et son Parti Socialiste, le Front Populaire Ivoirien(FPI) seraient les principaux commanditaires et bénéficiaires dudit coup d’état !
L’Histoire nous le dira et nous éclairera, mieux, un jour…
2-Le Deuxième Coup d’état militaire du 25 Octobre 2000 de la gendarmerie d’AGBAN contre le Général GUEI.
Le Règne du Général GUEI et de sa Junte militaire (ce que j’appelle la Deuxième République) a duré dix (10) longs et pénibles mois : Pressé de vouloir confisquer rapidement le Pouvoir Suprême, le Général GUEI et sa junte (arrêtent imprudemment le processus électoral) en s’autoproclamant vainqueurs du scrutin présidentiel et organisent leur cérémonie d’investiture le 24 octobre 2000. Le même jour, répondant à l’appel à la révolte et à l’insurrection populaires lancé par le Candidat Laurent GBAGBO (déclaré battu par la junte militaire), des jeunes patriotes et des gendarmes du Camp d’AGBAN, après plus de vingt quatre(24) heures de tirs nourris aux Armes Lourdes, chassent du Palais Présidentiel, le Général GUEI et sa junte militaire. Dans des conditions douteuses, calamiteuses et sanguinaires, aux plans juridiques et humanitaires, le Président Laurent GBAGBO est également investi au Pouvoir Suprême !
Il est à souligner et à noter que :
Pour le Président Laurent GBAGBO, son Parti le FPI et ses Adeptes, c’est ce même schéma et mécanisme d’octobre 2000 qui a été « copié et collé » à la proclamation des résultats du vote du 28 novembre 2010 :
Usurper, voler ou arracher le Pouvoir Suprême Ivoirien, par la violence, la révolte et l’insurrection populaires et populistes, avec la complicité des Militaires, des Milices, des chiens de guerres et des patriotes violents, tribalistes et sanguinaires !
Heureusement pour la démocratie que les hommes et les contextes, ont changé, car en novembre 2010, le processus électoral est placé sous mandat de certification de l’ONU : ce qui n’était pas le cas en octobre 2000 !
3-Le Troisième Coup d’état militaire de la Garde Républicaine du 28 novembre 2010 :
Laurent GBAGBO défie le Monde entier, s’accrochant, s’appuyant sur sa Garde Républicaine très surarmée, dit-on, sur ses milices, ses chiens de guerres et ses patriotes violents et sanguinaires…
Qu’on le veuille ou pas, l’adage qui dit que les chiens ne changent jamais leurs manières de s’asseoir, sied à merveille au Président Laurent GBAGBO, à son Parti politique le Front Populaire et à tous ses Adeptes fanatisés, instrumentalisés, manipulés et gonflés à blocs, comme des membres d’une Secte de sorcellerie, pour détruire la COTE D’IVOIRE et l’enfoncer dans les crises sanguinaires, violentes, intempestives, incongrues, saugrenues et presqu’imbéciles :
-Vous rappelez-vous, encore, de leurs différents slogans et « cris de guerres » ?
-« Il y a rien en face… »
-« On gagne ou on gagne… »
-« Si GBAGBO perd, nous entrons en rébellion… »
-Etc.…
Conclusion :
Selon Moi, la longue crise ivoirienne actuelle dure parce que les Hommes et les Femmes d’Honneur de l’Armée Nationale de COTE D’IVOIRE se taisent pour le moment et n’ont pas encore dit leurs derniers mots, ni posé leurs premiers actes d’arbitres républicains…
Je persiste et je signe que la solution de la crise actuelle est militaire : elle se trouve au sein de notre armée nationale, entre les mains des vrais et nobles militaires ivoiriens qui doivent impérativement jouer leurs rôles d’arbitres comme, tout récemment leurs collègues de Tunisie ou d’Egypte.
Au moment ou je rédige ce texte, je viens de lire qu’en seulement deux mois de crise(décembre et janvier), il y a eu près de cinq cents(500) morts, plus de mille(1000) blessés et Trente mille(30.000) Réfugiés ivoiriens au Libéria.
Face à la démocratie, à la situation humanitaire, aux morts, à la violence et à la dictature, nos vaillants militaires ivoiriens ne doivent pas rester indifférents, sans jamais jouer leurs rôles républicains d’arbitres….Y a-t-il encore des militaires d’honneur dans l’armée nationale de COTE D’IVOIRE pour rétablir la République ?
TANOH NIAMKE, Diplomate, Ecrivain,
Blogueur et Chroniqueur Diplomatique
Prix du Meilleur Diplomate Africain Internaute.
Fondateur et Administrateur de :
-Diplomatie Sans Frontières,
-Ivoiriens Sans Frontières,
Précédemment :
-Conseiller Technique Chargé de la Coopération et de la Francophonie,
-Chargé de Mission au Conseil de l’Entente,
Chargé de Mission au Ministère des Postes et Télécommunications,
-Diplomate, respectivement au Brésil, en Israël, en Corée du Sud et en France.
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09/02/2011

COTE D'IVOIRE: Bilan des violations des Droits de l'Homme.

COTE D’IVOIRE : Conférence de Presse relative aux violations des droits de l’homme et exactions de Laurent Gbagbo contre les militants et sympathisants d’Alassane Dramane OUATTARA:

495 morts, 100 personnes disparues, 51 détenues, 1.124 Blessés et 30.000 Réfugiés (à la date du 09 février 2011).

Depuis l’instauration du Couvre- feu par le candidat-Président Laurent GBAGBO, le samedi 27 novembre 2010 et la forfaiture du Conseil Constitutionnel dirigé par YAO Ndré qui a rendu une décision inique le 3 décembre 2010 permettant à son ami Laurent GBAGBO de confisquer le Pouvoir, des manifestations de protestations ont éclaté partout sur le territoire national.
Ces manifestations s’amplifient de jour en jour dans le District d’Abidjan et le reste du Pays. Les dites manifestations violemment réprimées dans le sang ainsi que les exactions extrajudiciaires, assassinats sous couvre-feu ont entrainé de nombreux décès, blessés, arrestations et disparus dans plusieurs villes et villages.

LES CONSTATS :

1- LES BLESSES

Il a été noté un total de 1124 blessés sur la période dont 199 graves, 23 actuellement hospitalisés.

2- LES DECES
Au cours de cette période, il a été malheureusement enregistré au moins 495 personnes assassinées.

Six (6) charniers ont été identifiés dans la forêt du Banco(60), N’dotré(60), Akéikoi(80), Morgue d’Anyama(40), Biabou(40), Issia(40).

Les corps identifiés se repartissent comme suit :

2-1- District d’Abidjan (117)

- ABOBO 49
- YOPOUGON 20
- KOUMASSI 10
- ATTECOUBE 09
- TREICHVILLE 07
- COCODY 07
- ADJAME 05
- PORT BOUET 04
- BINGERVILLE 03
- MARCORY 02
- ANYAMA 01
2-2- Banlieue d’Abidjan (04)
- DABOU 02
- GRAND- BASSAM 02

2-3- Intérieur du Pays (50)

- ISSIA 08
- SINFRA 08
- DUEKOUE 05
- DALOA 04
- DIVO 04
- AGNIBILEKRO 03
- GAGNOA 03
- YAMOUSSOKRO 03
- LAKOTA 02
- DIEGONEFLA 02
- ABENGOUROU 01
- BLOLEQUIN 01
- BONDOUKOU 01
- GUIGLO 01
- NDOUCI 01
- OUME 01
- TIEBISSOU 01
- ZUENOULA 01

2-4- Structures administratives (04)

- PREFECTURE DE POLICE 01
- MACA 01
- CHU YOPOUGON 01
- PISAM 01

Le District d’Abidjan représente 66,85% des exactions soit près du 2/3 des tueries.
La Commune d’Abobo paye un tribut particulier à notre lutte avec près 28% des personnes assassinées et identifiées sur le plan national et près de la moitié (41,88%) des exactions commises dans le District d’ Abidjan. Ces statistiques seront encore plus poignantes pour Abobo quand tous les charniers vont livrer leur secret.

3- LES ARRESTATIONS
Il a été noté un total de 825 militants arrêtés sur la période dont 51 encore détenus et 01 personne condamnée à 20 ans d’emprisonnement.

4- LES DISPARUS ET VIOLS
On note au moins 100 cas de disparitions et de nombreux cas de viol.

Ainsi, le point à ce jour s’établit comme suit 1124 blessés dont 199graves 23 actuellement hospitalisés, 495 décès, 51 détenues et plus de 100 disparus.
Le HCR a dénombré sur la période 30 000 réfugiés au Libéria.
Fait à Abidjan le 9 février 2011
La Cellule Médico-sociale du RHDP.


COTE D'IVOIRE: Lettre Ouverte à Madame Simone GBAGBO, Le Pouvoir est pour vous un aphrodisiaque.

COTE D’IVOIRE : Lettre Ouverte à Madame Simone GBAGBO, Le Pouvoir Suprême est pour vous un aphrodisiaque.
Certaines femmes, c'est connu, aiment particulièrement les hommes de pouvoir. Plus que le physique de l'homme, elles aiment en lui le pouvoir qui lui est conféré. C'est le cas chez Faria Alam, ex-maîtresse de Sven-Göran Eriksson, du temps où il était « manager » de l'équipe de football d'Angleterre. C'est visiblement le cas aussi chez Simone Éhivet Gbagbo, ex-première dame de Côte d'Ivoire.
La prise du pouvoir le 25 octobre 2000 :
Pour s'en convaincre, il suffit de rembobiner le film de la prise du pouvoir par Laurent Gbagbo le 25 octobre 2000. La veille, le général Guéï venait de prêter serment en qualité de ''premier Président de la Deuxième République'' sous le
regard de l'auguste Tia Koné, président de la Cour Suprême de Côte d'Ivoire. Ce 24 octobre donc, de sa cachette, Laurent Gbagbo appela le peuple ''à descendre dans la rue, jusqu'à ce que le général Guéï recule''. La suite, on la connaît :
les jeunes descendirent dans les rues ; la gendarmerie d'Agban rejoignit le camp Gbagbo pour attaquer le palais présidentiel du Plateau où le général et ses gardes - conduits par feu Boka Yapi - s'étaient terrés.
Après 24 h d'affrontements à l'arme lourde, les hommes de Guéï, à court de munitions et sans aucune possibilité de se ravitailler, déposèrent les armes. Le général s'enfuit par hélicoptère et, dans les heures qui suivirent, Gbagbo prêta serment à son tour en qualité de ''premier Président de la Deuxième République'' sous le regard toujours aussi auguste de Tia Koné. La Côte d'Ivoire venait d'avoir deux présidents ayant prêté serment successivement les 24 et 25 octobre 2000.
Cette prise du pouvoir par les armes, avec les gendarmes en première ligne contre l'armée de terre, n'était-elle pas déjà un coup d'État ? Mais Laurent et Simone Gbagbo n'en avaient cure. Simone, rayonnante de joie et résistant à un évanouissement dû à l'intensité du bonheur, ne put s'empêcher d'écraser une larme au moment où Laurent prêtait serment en qualité de Président de la République !
Elle n'a jamais été aussi féminine que ce soir du 25 octobre 2000, lorsqu'elle embrassa son très cher époux de Président, pour le féliciter d'avoir enfin réalisé leur vieux rêve commun.
La confiscation du pouvoir le 2 décembre 2010 :
Fast-forward, 2 décembre 2010 au soir et bis repetita. Le Conseil Constitutionnel de Yao N'dré venait juste de prendre une décision carrément scélérate et surréaliste - encore une autre décision de justice douteuse ! - inversant les résultats de l'élection présidentielle au profit du camarade Laurent.
Et il n'y était pas allé de main morte : il a fallu, pour créditer le camarade socialiste de quelque 51,45% des suffrages exprimés, invalider le scrutin dans pas moins de 13 départements du nord et du centre largement
favorables au candidat du RHDP, privant ainsi ce dernier de 550.000 voix.
Néanmoins, des courtisans furent suffisamment émerveillés par ce triomphe à la Pyrrhus. Ils se précipitèrent à la résidence du Président réélu pour le féliciter de sa brillante réélection à la tête de l'État. Mais le triomphateur d'Alassane Ouattara n'avait ni la tête ni l'enthousiasme d'un homme qui venait d'être brillamment réélu à la tête de son pays, d'où la tiédeur de son sourire et la timidité de ses embrassades.
C'était plutôt le rôle de Simone de rayonner, de pétiller d'extase et d'inviter es courtisans qui avaient la mine de la défaite en ce termes :''Soyez en joie.
Cette victoire, c'est le Seigneur qui nous l'a donnée. Soyez en joie car Dieu est au contrôle !''. Et d'étaler ses dents blanches dont Tiburce Koffi a déjà si bien commenté la blancheur.
Du coup d'État militaire qui porta Laurent Gbagbo au pouvoir en octobre 2000 au coup d'État constitutionnel qui l'y maintint en décembre 2010, il n'y a que les
moyens qui aient changé :
Les chars de la gendarmerie d'Agban ont été remplacés par la plume du pistolero du droit, Yao N'dré. Mais nonobstant le changement des moyens, Gbagbo obtient le même résultat : conquérir ou se maintenir au pouvoir par coup d'État ! Ce changement de moyens s'explique par ceci : en 2000, il n'avait pas les hommes de loi dans sa poche. Il n'y avait que les armes qui pouvaient le mener au palais. Ayant lui-même essuyé plusieurs tentatives de coups d'État pendant ses 10 ans de règne chaotique, et les ayant toujours pourfendues en clamant sa préférence pour la prise du pouvoir par les urnes, il n'avait plus besoin de confisquer le pouvoir par les armes d'autant
plus qu'il était déjà au palais. Cependant, il prit soin de convoquer tous les généraux étoilés - Mangou Philippe et ses 4 étoiles ; Tiapé Kassaraté et ses 4 étoiles ; Guaï Bi Poin et ses 3 étoiles, Brindou Mbia et ses 2 étoiles, Dogbo Blé et ses 2 étoiles, etc. - en sa résidence officielle pour qu'ils lui fissent
allégeance avant toute chose.
Certes, le pseudo démocrate n'en était point ! Ayant perdu les élections dansles urnes, on aurait pensé qu'il se plierait au verdict implacable du peuple souverain qui lui a retiré sa confiance. Mais que nenni.
Il actionna simplement son Conseil Constitutionnel pour lui octroyer dans un bureau obscur ce que le peuple lui avait refusé de façon diurne le dimanche 28 novembre.
Blanche Neige à la noce le 3 décembre 2010 :
Et rebelote ! On remet le couvert et on reprend tout. Gbagbo et Simone se retrouvent à nouveau au palais présidentiel le 3 décembre 2010 pour exécuter le rite initiatique de la prestation de serment. Et Simone, telle Blanche Neige, toute de blanc vêtue, les dents toujours aussi blanches et le teint toujours
aussi noir - contraste saisissant, n'est-ce pas ? -, est à la noce. Elle rabroue presque son époux si présidentiel qui ne voulait pas l'embrasser à pleine bouche, devant tout ce parterre de dignitaires et de courtisans, et surtout pour que Nady Bamba, assise quelque part devant son poste téléviseur, puisse encaisser le coup. Bigre ! Et Laurent qui l'embrasse avec ses dents refaites au Maroc dont la blancheur est plus que douteuse. Qu'importe! Simone est aux anges quand elle se tient devant son Laurent en costume bleu marine,
bariolé d'une énorme écharpe rouge et portant le grand collier qui en fait notre Grand Croix pour les cinq prochaines années, si ce n'est plutôt en mois qu'il faut compter la survie de son règne.
Simone n'aime cependant que l'homme de pouvoir, Laurent Gbagbo, la figure présidentielle. Elle se délecte de son rôle de Première Dame, au point d'en faire une institution de l'État, avec ses bureaux, ses conseillers, aide de camp et tout le reste, payés par le contribuable ivoirien.
Qu'importe donc si Laurent, qui aime si bien la gent féminine de son propre aveu, s'amourache de la belle et plutôt claire Nady Bamba, la Grande Dame (G.D.), au point de l'épouser coutumièrement en 2001. Simone avalera ses couleuvres, boira son calice jusqu'à la lie, elle, la chrétienne évangéliste, accepter de vivre dans un foyer polygame et cohabiter avec une rivale musulmane et nordiste âgée alors seulement de 26 ans. Elle ne demandera jamais le divorce, tant que Laurent sera au palais et qu'on l'appellera officiellement la Première Dame (P.D.), même si, au jeu des initiales comme au concours de miss, la G.D. l'emporterait sans doute sur la P.D. Oups !
Quelqu'un écrivait dans Jeune Afrique récemment qu'elle était l'homme fort du régime Gbagbo ! Oui, le pouvoir a un goût d'aphrodisiaque chez certaines femmes.
Auteur : Docteur Famahan SAMAKE