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03/02/2011

COTE D'IVOIRE: Assassinats de Journalistes, Blogueurs, Leaders d'opinion et d'Intellectuels.

COTE D’IVOIRE, Tentatives d’assassinats d’intellectuels et de leaders d’opinion :
Après les écrivains TANOH NIAMKE et Tiburce KOFFI, les escadrons de la mort du dictateur Laurent GBAGBO aux trousses de Venance KONAN.
L’écrivain et journaliste ivoirien Venance Konan vient de fuir Abidjan. Très critique à l'égard du régime Gbagbo, il craignait pour sa vie.
Il est presque minuit ce vendredi 28 janvier à Addis-Abeba, lorsqu'un confrère qui a suivi jusqu'au bout la réunion du Conseil de sécurité et de paix (CSP) de l'Union africaine (l'équivalent du Conseil de sécurité des Nations Unies) nous retrouve à l'hôtel. Fatigué de faire le pied de grue dans le couloir de la salle de conférence, j'étais rentré un peu plus tôt. Il a été décidé de constituer un panel de chefs d'Etat africains qui seront chargés de trouver une solution à la crise qui mine la Côte d'Ivoire, mon pays, depuis deux mois. Ils devront rendre leur rapport dans un mois. «Qu'est-ce que c'est encore que cette histoire?» me demandai-je.
Il y a deux mois, les Ivoiriens ont voté à plus de 80% pour élire leur président de la République, sous les regards du monde entier. Ils attendaient cette élection depuis cinq ans. Laurent Gbagbo, le président sortant, affirmait vouloir une élection la plus transparente possible, de manière à ce que personne ne puisse la contester plus tard.
Pour cela, il avait demandé à l'ONU d'en certifier les résultats. Pendant cinq ans, il a pinaillé sur tous les détails, remettant en cause la liste électorale, foulant aux pieds tous ses engagements, rejetant les résolutions de l'ONU. En 2007 il a signé un accord avec Guillaume Soro, le chef de la rébellion qui occupe la moitié du pays et l'a nommé Premier ministre. Cahin-caha, l'élection a fini par arriver. Laurent Gbagbo et Guillaume Soro avaient mis sur pied un Centre de commandement intégré, composé d'éléments de l'armée et de la rébellion, chargé d'assurer la sécurité lors de l'élection.
On a voté le second tour le 28 novembre, après l'élimination au premier tour de l'ancien président Henri Konan Bédié. Il y avait à ce second tour Laurent Gbagbo face à Alassane Ouattara. Juste avant le scrutin, Laurent Gbagbo avait dépêché 1.500 soldats dans les zones occupées par la rébellion, pour éviter -affirmait-il- que les rebelles n'influencent les électeurs.
Les résultats ont été annoncés, sans ambigüité. Alassane Ouattara a obtenu plus de 54% des voix des électeurs. Mais Laurent Gbagbo, le président sortant, qui avait tout prévu sauf sa défaite, refuse depuis lors de reconnaître sa défaite et de quitter le pouvoir.
Crise post-électorale
Le Conseil constitutionnel, composé de ses petits copains, a illégalement annulé les résultats de sept départements qui ont massivement voté pour M. Ouattara, au motif qu'il y aurait eu des fraudes dans six bureaux de vote. Et il rejette la certification des résultats faite par l'ONU, en parlant d'intolérable ingérence dans les affaires de son Etat souverain. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'Union africaine, l'Union européenne et l'ONU ont tous reconnu la victoire de M. Ouattara, et demandé à Laurent Gbagbo de partir.
Mais il fait tirer sur tous ceux qui en Côte d'Ivoire
Contestent son «hold-up» et chaque nuit, ses milices enlèvent des gens qui ne réapparaissent plus. Un charnier d'une soixantaine de corps avait été signalé dans la périphérie d'Abidjan. Lorsque le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies s'est
rendu sur les lieux, des hommes en treillis aux côtés d'autres masqués et armés de roquettes l'ont empêché d'accéder à la maison où la présence des corps avait été signalée.
L'Union africaine et la Cédéao ont envoyé différents émissaires pour essayer de régler le problème, mais Laurent Gbagbo campe toujours sur ses positions: il doit être reconnu comme le vainqueur de l'élection. La Cédéao a estimé qu'il faudrait désormais utiliser la force pour faire plier Laurent Gbagbo. Mais il fallait l'aval de l'Union africaine. D'où l'importance de la décision de ce CSP qui s'est tenu deux jours avant le sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine auquel devait participer le président français Nicolas Sarkozy.
Il y avait dans les couloirs de l'Union africaine les ministres des Affaires étrangères d'Alassane Ouattara et de Laurent Gbagbo, même si la Côte d'Ivoire est suspendue de l'Union. Il y avait aussi des membres du service de communication de Laurent Gbagbo qui distribuaient des dossiers sur ce qu'ils appellent «la vérité sur la crise post-électorale en Côte d'Ivoire.»
Un de leurs documents s'intitule «Sarkozy, le valet des chocolatiers américains», un autre raconte comment l'ONU a tiré sur des Ivoiriens aux mains nues, et un troisième porte sur les «grands résistants africains», à savoir Patrice Lumumba (Premier ministre du Congo assassiné en janvier 1961) Kwamé Nkrumah (Premier ministre puis président du Ghana jusqu'en 1966) et autres.
Gbagbo en victime d'un complot international
Laurent Gbagbo se présente à ses supporters comme
Celui qui lutte contre l'impérialisme français. La télévision ivoirienne, qu'il a transformée en «Télé Pyongyang», fait défiler tous les jours des personnes qui viennent attester qu'il mène un combat pour la libération du continent africain, à l'instar de personnes telles que Patrice Lumumba, et c'est la raison pour laquelle le monde entier, conduit par Nicolas Sarkozy, s'est ligué contre lui. Et Alassane Ouattara serait l'homme des Français.
Apparemment, cette rhétorique fonctionne auprès de certains chefs d'Etat africains, qui ont commencé à faire marche arrière après la fermeté affichée les premiers jours. Certains, tels que Jacob Zuma, le président de l'Afrique du Sud, demandent que l'on procède à un recomptage des voix, pendant que d'autres préfèreraient que l'on reprenne les élections dans les zones dont les suffrages ont été invalidés par le Conseil constitutionnel.
Mais plusieurs chefs d'Etat, surtout d'Afrique de l'Ouest, qui estiment que Laurent Gbagbo se moque du monde en se présentant comme la victime d'un complot international -alors qu'il essaie tout simplement de s'accrocher au pouvoir comme tant d'autres potentats africains l'ont fait avant lui-, attendaient de l'Union africaine qu'elle décide à son tour de l'emploi de la force pour restaurer la démocratie en Côte d'Ivoire. Car il en va de la réussite du processus démocratique sur le continent africain. Une quinzaine d'élections sont prévues en Afrique cette année. Laisser Laurent Gbagbo réussir son coup de force, c'est accepter qu'aucun chef d'Etat africain ne reconnaisse plus jamais avoir été battu dans les urnes. Et voici que le CSP se donne encore un mois pour prendre une décision.
Eviter la force à tout prix
Réalisent-ils, les membres de ce CSP, que chaque jour les milices de Laurent Gbagbo tuent, torturent et
violent des hommes et des femmes? L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) et les organisations de défense des droits de l'homme ont dénombré à ce jour 273 personnes tuées, 68 cas de disparition, 90 cas de tortures physiques, 23 cas de viols et plus de 31.000 personnes qui ont cherché refuge au Liberia voisin. Sur place, en Côte d'Ivoire, le «gouvernement» de Laurent Gbagbo a donné l'ordre à ses partisans de fouiller les véhicules de l'ONU, qu'ils accusent de transporter des armes pour le compte d'Alassane Ouattara. Plusieurs véhicules ont ainsi été incendiés.
Le lendemain, lors d'une conférence de presse, Jean Ping, le président de la Commission de l'Union africaine, donne quelques précisions sur la décision du CSP. Il n'est nullement question de remettre en cause la victoire d'Alassane Ouattara, mais plutôt d'éviter un bain de sang en Côte d'Ivoire si jamais une opération militaire était déclenchée pour déloger Laurent Gbagbo. «On a utilisé la force au Congo et aujourd'hui on compte plus de cinq millions de morts. Il faut éviter cela à la Côte d'Ivoire.»
Avant que je ne quitte la Côte d'Ivoire, on rapportait que Laurent Gbagbo avait envoyé des miliciens et des mercenaires libériens et angolais armés dans les principales villes du pays pour y déclencher des tueries sur les populations civiles, surtout celles des pays d'Afrique de l'Ouest, en cas d'attaque de forces étrangères.
Il me faudra donc attendre encore un mois avant d'envisager un éventuel retour dans mon pays. «Pense plutôt deux mois», me dit un ami de l'Onuci présent à Addis-Abeba et qui connaît bien ma situation en Côte d'Ivoire. Et je pensai à ce que m'avait dit mon ami Soro Solo qui avait quitté le pays en 2000, après avoir échappé de peu à un escadron de la mort de Laurent Gbagbo:
«En partant je croyais que c'était une affaire de quelques semaines. Voici bientôt neuf ans que je suis en exil en France.»

Escadrons de la mort à Abidjan

C'est le lundi 10 janvier, aux environs de 16h30, qu'un ami, mon ancien voisin de quartier, m'a appelé pour m'informer que le Cecos (Centre de commandement des opérations de sécurité) venait de partir de mon ancien domicile que j'avais quitté depuis bientôt deux ans:
«Ils sont arrivés à six dans un véhicule surmonté d'une mitrailleuse, et ont demandé si c'était ta maison. La jeune fille qu'ils ont rencontrée devant la porte a dit qu'elle ne te connaissait pas, et que ce n'était pas ton domicile. Il y avait à ses côtés une fillette d'une dizaine d'années. Ils ont demandé si c'était ta fille. La jeune fille a dit non, ils ont hésité un peu puis sont repartis.»
Le Cecos est connu de tout le monde en Côte d'Ivoire. Il a été créé il y a quelques années par Laurent Gbagbo pour, dit-il, lutter contre le grand banditisme. Il est composé de policiers et de gendarmes qui se sont surtout illustrés par des meurtres gratuits et des actes de banditisme. Un jour, sous mes yeux, en pleine journée, un véhicule du Cecos s'est arrêté à hauteur d'un homme qui téléphonait avec son portable. Deux policiers sont descendus du véhicule, ont giflé l'homme, lui ont arraché son téléphone et sont remontés dans leur véhicule.
Depuis la crise, c'est le Cecos qui, dès la nuit tombée, procède aux enlèvements dans les quartiers réputés favorables à Ouattara. Dans ces quartiers, les habitants ont monté des comités de surveillance qui tapent sur des casseroles dès qu'un véhicule du Cecos approche.
Tout le quartier sort alors pour se rassembler. Le Cecos est dirigé par le général Guiai Bi Poin, sous le coup des sanctions de l'Union européenne.
Depuis la proclamation des résultats, je n'avais cessé de dénoncer le «cambriolage de la démocratie» que voulait opérer Laurent Gbagbo, aussi bien dans des journaux ivoiriens qu'étrangers. Et je me savais dans le collimateur de ses tueurs. Des «amis» proches de Laurent Gbagbo m'avaient à plusieurs reprises conseillé de mettre de l'eau dans mon vin. «Tu sais comment le pays est. Fais attention, on ne sait jamais ce qui peut arriver.» Ma maison était plutôt bien sécurisée, avec une haute clôture et un solide portail, dans un petit quartier paisible gardé par des vigiles. J'en sortais peu, et rarement seul. Mais de temps à autre j'allais passer la nuit chez des amis.
Lorsque je reçus l'information de la visite du Cecos à mon ancien domicile, je pensai à Benoit Dakoury-Tabley, l'ancien médecin de Laurent Gbagbo, avant qu'il ne devienne président. En 2002, lorsqu'il apparut que son frère Louis-André soutenait la rébellion, Benoit fut enlevé à son cabinet en pleine journée par des hommes en treillis, et son corps criblé de balles fut retrouvé le lendemain. La même chose arriva au comédien Camara «H», un fervent partisan d'Alassane Ouattara, qui passait à cette époque aux yeux du clan de Laurent Gbagbo pour le parrain de la rébellion.
Ce sont des dizaines de personnes qui furent ainsi tuées en moins d'un mois par ces fameux escadrons de la mort. Ils ne cessèrent leurs activités que lorsque Laurent Gbagbo et sa femme Simone furent publiquement accusés d'en être les instigateurs, et menacés de poursuite devant le Tribunal pénal international.
Au moment où le Cecos se rendait à mon ancien domicile, on comptait plus de 160 morts à Abidjan. Et

l'Onuci accusait clairement les forces de l'ordre de Laurent Gbagbo d'en être les auteurs. Le soir même, j'en parlai à des confrères ivoiriens et français. Lorsque la presse ivoirienne en fit cas, de nombreuses personnes se proposèrent de me cacher. Des amis qui se trouvaient à l'hôtel du Golfe où Alassane Ouattara et tout son gouvernement étaient retranchés m'invitèrent à les y rejoindre. L'Onuci faisait la rotation entre sa base et l'hôtel en hélicoptère, et je pouvais y trouver une place. Mais quitter ma maison pour aller me cacher ailleurs revenait à quitter une prison pour une autre.
Je décidai de quitter le pays après en avoir discuté avec mes proches. J'optai pour la France. J'y avais passé cinq ans lors de mes études de droit et j'y compte de nombreux amis. Et puis je fais des piges dans quelques journaux français, et mon dernier livre devait sortir chez mon éditeur genevois Pierre Marcel Favre en février. J'avais un visa français valide et un peu de sous. Je me mis en tête que j'allais en vacances pour une quinzaine de jours en Europe. A mes yeux, tout serait fini avant la fin du mois de janvier.
Des amis des forces impartiales me permirent de rallier par hélicoptère Bouaké, la seconde ville du pays, qui est aux mains des rebelles de Guillaume Soro. Tous ceux qui étaient pourchassés par Laurent Gbagbo étaient les bienvenus chez eux. J'aime bien Bouaké, qui n'est pas loin de chez ma mère, et j'y compte de nombreux amis. Mais on s'y ennuie à mourir.
Deux jours plus tard, un membre du cabinet d'Alassane Ouattara m'informa que son nouvel ambassadeur en France passera par Bouaké pour aller prendre l'avion à Ouagadougou. Un petit avion devait l'y conduire, et je pouvais y trouver une place. C'est ainsi que le lundi 17 janvier, je me retrouvai à Ouagadougou, d'où je pris le lendemain soir un vol régulier d'Air France pour Paris.
Quelques jours plus tard, le patron d'Afrique Magazine me proposa de venir couvrir le sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba. Je rentre à Paris le 2 février. Les deux semaines que je m'étais donné sont déjà écoulées. Que ça passe vite, le temps d'exil.
Venance KONAN
Journaliste, Ecrivain.

COTE D'IVOIRE: Mobilisation pour chasser Laurent GBAGBO le 05 février 2011.

COTE D’IVOIRE :
Mobilisation pour chasser Laurent GBAGBO le 05 Février 2011
A peine le panel des cinq chefs d`Etat africains formé que le camp de l`ancien chef de l`Etat embouche le clairon de la récusation. De toute évidence, Laurent Gbagbo, comme à son jeu préféré, s`apprête à rejeter les conclusions de leurs travaux. Après avoir accepté la démarche de l`Union Africaine et le principe de la formation du panel des cinq chefs d`Etat africains "parce que c`est une voie pacifique pour régler la crise postélectorale ivoirienne". Cela a même donné lieu à des scènes de joie dans les milieux proches de LMP. Qui croyait l`UA rejeter l`usage de la force pour déloger le locataire indélicat du Palais du Plateau. Mais le chien ne change jamais sa manière de s`asseoir. Et Laurent Gbagbo non plus n`a jamais changé de méthode. C`est ainsi qu`il accepte les résolutions mais une fois à Abidjan, il lance ses partisans dans la rue afin de s`opposer à leur application. Pour le panel des chefs d`Etat africains, Blé Goudé va servir le même menu. Depuis le mardi à Yopougon, ce leader de jeunesse au passé peu glorieux, est monté sur ses grands chevaux pour récuser la place du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré dans le panel. "Dans la composition du panel, il y a un problème. Il y a plusieurs chefs d`Etat au sein de la CEDEAO. Je ne comprends pas la présence de Blaise Compaoré dans le panel. Nous récusons Compaoré parce qu`il n`est pas le bienvenu en Côte d`Ivoire", a déclaré ce ministre sans diplôme du gouvernement illégitime d`Aké N`gbo. Et de convier les partisans du président sorti à un rassemblement à la place de la République pour dire non à la présence du président Compaoré dans le panel des cinq chefs d`Etat. Mais qui est Blé Goudé pour récuser un membre du panel des chefs d`Etat africains commis par l`UA pour le règlement de la crise post-électorale ? L`on se rappelle encore qu`en 2003, lorsque l`accord de Linas Marcoussis avait été signé dans la banlieue parisienne, Blé Goudé et ses ouailles, poussés par Laurent Gbagbo, s`étaient opposés à sa mise en œuvre effective. Et il en a été ainsi pour toutes les résolutions des Nations Unies et autres accords de règlement de la crise ivoirienne qui s`en sont suivis, signés par l`ancien président ivoirien lui-même. Lorsqu`il appose sa signature au bas de ces textes, c`est pour demander à ses curieux patriotes d`empêcher leur application. C`est pourquoi, j`en appelle à tous les Ivoiriens, tous les souffrants de la politique de la refondation, toutes les victimes de Laurent Gbagbo à se mobiliser pour prendre une part effective à ce rassemblement de Blé Goudé, le 5 février prochain à la place de la République. Tous les jeunes du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, tous ceux qui aiment la Côte d`Ivoire et qui veulent la voir sortir de la crise doivent saisir cette occasion pour libérer le pays, aujourd`hui otage de la refondation et de la moribonde LMP. J`invite les Ivoiriens à se mobiliser pour que ce jour, notre combat soit couronné de victoire en chassant Laurent Gbagbo, le néo dictateur du Palais qu`il occupe indûment, depuis sa défaite du 28 novembre dernier.
Le président du comité scientifique
Député Kouassi Alomo Paulin
Cel : 05 15 91 82
E-mail : unique_candidat@yahoo.fr







01/02/2011

Union Africaine: L'échec de la démoncratie, de la mangercratie det de la voyoucratie.

Chronique culturelle : Mon compte rendu du récent sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine
Objet : L’échec « des démoncrates, des mangercrates et des voyoucrates. »
La République de COTE D’IVOIRE, mon beau pays balafré, malmené et pris en otage par « des démoncrates, des mangercrates et des voyoucrates », a été le sujet médiatique et principal du récent sommet des Chefs d’Etat de l’Union Africaine réunie à son siège d’Ethiopie les 29, 30 et 31 janvier 2011.
Une fois n’est pas coutume, en lieu et place d’un compte rendu diplomatique ou politique, permettez-moi, chers amis lecteurs et internautes, dans cette chronique, de vous livrer mon compte rendu culturel dudit sommet :
C’est pour mieux vous démontrer que l’Afrique, notre fière et prospère Afrique, est encore prise en otage, dans le mensonge et l’ignorance, par certains souverains, chefs de gouvernements et présidents de la république !
Voici le cas pratique de ce flagrant délit :
En République de COTE D’IVOIRE : L’ONU, la CEDEAO et la même Union Africaine, ont déjà (au mois de décembre 2010) reconnu et consigné par écrit, la victoire du Président de la République élu, Monsieur Alassane Dramane OUATTARA, résultats certifiés par l’ONU qui est « le Grand Ensemble et la plus grande organisation mondiale » regroupant tous les pays et nations du Monde, y compris ceux de la CEDEAO et de l’Union Africaine :
Un mot comme en mille, pour parler comme les scientifiques et les mathématiciens : la CEDEAO est un sous-ensemble de l’Union Africaine qui, elle-même, est un sous –ensemble de l’ONU.
Intelligemment et logiquement, depuis le début, l’ONU, l’UA et la CEDEAO sont d’accord sur les mêmes sujets et les mêmes résultats des élections ivoiriennes du 28 novembre 2010 :
-A-t-on besoin, encore, de perdre le précieux temps des ivoiriens et des africains, en rallongeant d’un mois les morts, les violences, les pillages et les souffrances de la COTE D’IVOIRE ?
-A-t-on besoin de créer un panel de cinq Chefs d’Etat pour venir « caresser le dictateur » Laurent GBAGBO et ses Adeptes illuminés ?
-N’eut-il pas été sage, rationnel, pertinent, juste, démocratique et honnête d’adopter directement une résolution africaine demandant à l’Onu de chasser, immédiatement, par tous les moyens et sans complaisance, le président battu Laurent GBAGBO et ses usurpateurs de son gouvernement illégal et illégitime ?
-Certains Chefs d’Etat Africains qui retardent ou s’opposent au règlement rapide du cas Laurent GBAGBO, ne sont-ils pas, eux-mêmes et également, « des démoncrates, des mangercrates et des voyoucrates ? »
-La Paix, la liberté, la démocratie et le développement économique de l’Afrique, ne sont-ils pas pris en otages par ces soit disant « Souverains africanistes, nationalistes, dictateurs, amis et frères de Laurent GBAGBO qu’ils veulent, à tous les prix, sauver ou imposer contre le gré de la COTE D’IVOIRE, de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de l’ONU?
Je laisse à chacun et à chacune de vous, chers amis lecteurs et internautes, de comprendre et de découvrir que le sous-développement et les retards de l’Afrique, sont essentiellement des Affaires Culturelles et de Leadership !
Enfin, pour ceux et celles qui ne le sauraient pas encore, sachez qu’aux rendez-vous de la francophonie, des francophones et des francophiles, chacun ou chacune de nous, vient avec son propre français et les richesses culturelles de son propre pays :
-Les démoncrates sont des démons et des montres (qui nous gouvernent malheureusement), et qui empêchent l’exercice véritable de l’unique et universelle démocratie qui ne saurait se tropicaliser ou s’africaniser dans des compromis, des compromissions et des concussions des républiques bananières, bana-bana et wouya-wouya d’Afrique !
-Les mangercrates sont tous ces leaders et gestionnaires qui sont plus préoccupés par les besoins de leurs propres ventres, par les richesses matérielles à voler ou à détourner, et qui sont trempés jusqu’au cou, dans les méandres des corruptions, des détournements massifs, et des autres actes de mal gouvernance, retardant et assassinant, gravement, le développement économique de nos pays !
-Les voyoucrates sont des voyous, partout et surtout, aux sommets de nos Nations et Etats, tordant et manipulant, à leurs guises, grés et avantages personnels, les Administrations, Constitutions, Institutions Nationales et Etatiques !
En conclusion et pour le développement de l’Afrique, l’Union Africaine gagnerait à rentrer dans la Grande Histoire mondiale et universelle, au lieu de prospérer dans les bassesses des petites combines et histoires nauséabondes, en entretenant et en ménageant les règnes et susceptibilités de souverains, chefs d’Etat et de Gouvernements de la sphère de la démoncratie, de la mangercratie et de la voyoucratie !
Au fait, quels sont les mutations, changements et bilans de l’Union Africaine(UA) par rapport à la défunte Organisation de l’Unité Africaine(OUA) ?
Avait-on besoin de changer de sigle et de nom, pour reculer, se maintenir et prospérer dans les mêmes bureaucraties et combines ?
Le retard du développement économique de l’Afrique est essentiellement lié aux leadership et gestions étatiques : c’est une affaire culturelle et non diplomatique, et ni politique !
N’est-ce pas que la vérité rougit seulement les yeux sans les casser ?
Tels sont les concepts de ma diplomatie sans frontières, de mon écriture directe et de ma littérature engagées pour la véritable, rapide et efficace croissance de l’Afrique qui aura presque deux(02) milliards d’habitants en l’an 2050, c'est-à-dire dans seulement moins de quarante(40) ans !
En perdant le précieux temps de l’Afrique pour défendre les causes perdues d’avance des dictateurs, en tordant le cou à la démocratie, à la liberté, à la paix et à la bonne gouvernance, l’Union Africaine et lesdits Chefs d’Etat démoncrates, mangercrates et voyoucrates, ne retardent-ils pas, incongrument de manière saugrenue et imbécile, le développement rapide et la croissance des Pays Africains ?
TANOH NIAMKE, Diplomate, Ecrivain.
Pièces Jointes :
- composition du Panel des Chefs d’Etat sur la COTE D’IVOIRE
-CV-TANOH NIAMKE.

L’Union Africaine annonce la Composition du Panel des Chefs d’Etat pour la crise en COTE D’IVOIRE :
Les présidents mauritanien, sud-africain,
burkinabè, tchadien et tanzanien composeront le panel mis en place par l'Union
africaine pour tenter de résoudre d'ici un mois la crise politique en Côte
d'Ivoire, a-t-on appris lundi auprès de la Commission de l'UA.
Ce panel, présidé par le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz aux côtés
d'Idriss Deby (Tchad), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Blaise Compaoré (Burkina
Faso) et Jakaya Kikwete (Tanzanie), se rendra prochainement, à une date encore
indéterminée, en Côte d'Ivoire, a annoncé le porte-parole de la Commission,
Nourredine Mezni.
Les cinq chefs d'Etat seront accompagnés en Côte d'Ivoire du président de
la commission de l'UA Jean Ping et du président de la commission de la
Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao), James Victor
Gbeho.
"Le président (du panel) rencontre ses collègues (ce lundi) pour discuter
de leur programme car ils doivent agir et ils n'ont qu'un mois", a précisé M.
Mezni.
L'UA avait décidé vendredi de la mise en place de ce panel, chargé de
prendre d'ici un mois des décisions "contraignantes" pour toutes les parties
ivoiriennes.
Il s'agit ainsi d'"amener Alassane Ouattara à exercer la réalité du
pouvoir" dans le pays "par la négociation", avait précisé samedi le président
de la Commission de l'UA Jean Ping, ajoutant que son organisation considérait
toujours M. Ouattara comme le vainqueur du scrutin du 28 novembre qui l'a
opposé au président sortant Laurent Gbagbo.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, présent à Addis Abeba,
a appuyé la création de ce panel et appelé "le président Ouattara à former un
gouvernement d'union nationale".
M. Ban a établi une feuille de route censée guider le travail de l'ONU et
du "panel" dans les semaines à venir.
Parmi ces principes, le secrétaire général recommande "une sortie honorable
pour M. Gbagbo" et "une action concrète pour lever le blocus du siège de
l'hôtel du Golf" où est réfugié M. Ouattara à Abidjan.
De même, le panel de l'UA "devrait travailler en étroite collaboration avec
l'ONU dans tous les aspects et à toutes les étapes du processus", a insisté M.
Ban.
Source : AFP.









CURRICULUM VITAE
DE MONSIEUR TANOH NIAMKE, Diplomate, Ecrivain,
Conseiller Technique chargé de la Coopération et de la Francophonie.

CARRIERE PROFESSIONNELLE
Depuis 2008 : Conseiller Technique Chargé de la Coopération et de la Francophonie au Cabinet du Ministre de la Culture et de la Francophonie de la République de Côte d'Ivoire.

2007 : Diplomate à l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Paris

2005-2006 : Diplomate à l’Ambassade de Côte d’Ivoire à SEOUL
(Corée du Sud)

2002-2004 : Chargé d’Etudes respectivement aux Départements
EUROPE, des Affaires Juridiques et Consulaires du
Ministère des Affaires Etrangères à ABIDJAN

1998-2001 : Chargé de Mission du Secrétaire Général du Conseil de
L’Entente (Organisation Internationale regroupant : le
Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo)

1995-1997 : Chargé d’études au Ministère des Affaires Etrangères à Abidjan

1993-1995 : Diplomate à l’Ambassade de Côte d’Ivoire en Israël

1990-1993 : Chargé de Mission du Ministre des Postes et
Télécommunications

1987-1990 : Diplomate à l’Ambassade de Côte d’Ivoire au Brésil

1985-1987 : Chargé d’études au Ministère des Affaires Etrangères

1983-1985 : Elève fonctionnaire à l’Ecole Nationale d’Administration
(ENA) de Côte d’Ivoire

PROFIL UNIVERSITAIRE ET FORMATION PROFESSIONNELLE

• Master in Science of Management (Sciences de Gestion) for Executives and Special Students.

• Diplôme de l’ENA (École Nationale D'administration) : Option Diplomatie

• Diplôme d'études Universitaires Générales en Droit

• Formation en Droit Civil (spécialité État-Civil Consulaire)

• Diplôme d'études Universitaires Générales en Finances - Comptabilité

• Formation en Finances Publiques (Spécialité Gestion des Paieries et Ambassades)

• Baccalauréat série D


ACTIVITES ASSOCIATIVES, POLITIQUES ET AUTRES :

• 1975 à 1980 : Secrétaire Général du Bureau du Mouvement des Elèves et Etudiants de COTE D’IVOIRE (MEECI) du Lycée Scientifique de YAMOUSSOUKRO.

• De 1981 à 1984 : Délégué Social du Bureau National Exécutif du Mouvement des Elèves et Etudiants de COTE D’IVOIRE (MEECI), Section du Parti Démocratique de COTE D’IVOIRE (PDCI-RDA).
• 1985 : Président de l’Association des Elèves et Etudiants
De l’Indénié (AEEI) Département d’ABENGOUROU.

• 1985 à 1990 : Secrétaire Général de l’Union de la Jeunesse Communale de COCODY (UJCC).
• 1991 à 1992 : Secrétaire Général de la Jeunesse du Parti
Démocratique de COTE D’IVOIRE (JPDCI) de COCODY

• 2007 à 2008 : Président Fondateur du Mouvement Démocratique pour le Rassemblement de la Jeunesse Ivoirienne (MDRJI).
• 2008 : Président Fondateur de « Diplomatie Sans Frontières.»

Liste des Livres de TANOH NIAMKE :


• 1- COTE D’IVOIRE : La Guerre des Imbéciles(2008)

• 2-COTE D’IVOIRE : Radioscopie d’une Rébellion
Incongrue et saugrenue

• 3-L’Afrique noire se développera vers l’AN 2100

• 4- Afrique : La Traite des faux Prophètes

• 5- Afrique : Le Bal des Vautours

• 6- COTE D’IVOIRE : La guerre des imbéciles, Acte 2 et Fin (à publier en 2011)

• Fondateur et Administrateur de :

-Diplomatie Sans Frontières
-Ivoiriens Sans Frontières.


• Email : tanohniamke@hotmail.fr

Sites web: http://www.tanohniamke.net
http://www.tanoh.niamke.over-blog.net
http://leblogdetanohniamke.ivoire-blog.com


Fait à Paris, le31 janvier 2011