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09/11/2010

Ma Lettre Ouverte au Premier Ministre

Ma Lettre Ouverte à Son Excellence Monsieur Guillaume SORO, Premier Ministre de la République de COTE D’IVOIRE.

OBJET : Le Gouvernement serait-il au dessus du Conseil Constitutionnel pour changer la date du second tour de l’élection présidentielle déjà fixée au 21 novembre 2010 ?

Excellence Monsieur le Premier Ministre,
Je viens d’apprendre, par voie de presse, que le Gouvernement Ivoirien s’apprêterait à changer ou à déplacer la date de l’élection présidentielle déjà fixée constitutionnellement au 21 novembre 2010.
A moins d’avoir oublié mes cours de Droit Administratif, le citoyen ivoirien que je suis est très choqué et peiné par ce communiqué de presse du Gouvernement au sujet du rejet ou de la contestation de l’arrêt du Conseil Constitutionnel.
Monsieur le Premier Ministre,
Le Monde d’aujourd’hui, par la magie des nouvelles technologies de l’information et de la communication, est devenu un Village Planétaire ou tout s’analyse et s’évalue, en bien ou en mal :
C’est pourquoi, je prie Votre Excellence et Son Gouvernement de ne pas ridiculiser davantage, notre Pays, la République de COTE D’IVOIRE que Vous-même et votre rébellion incongrue et saugrenue, avez déjà contribué, énormément et intensément, à humilier et à enfoncer dans les abîmes des ténèbres de l’ombre de la mort !
Monsieur le Premier Ministre,
Ce n’est pas le petit et simple fonctionnaire ivoirien qui vous écrit:
Sachez que l’heure vient et certainement qu’elle n’est pas loin ou j’aurai l’occasion de vous rencontrer ou de vous réécrire à nouveau, pour parler ou discuter de l’Histoire récente de notre Nation dont vous êtes un élément actif et déterminant, en bien ou en mal...
Pour l’heure présente, je prie Votre Excellence et Son Gouvernement de maintenir la date constitutionnellement fixée au 21 novembre 2010.
Pour ce qui concerne les raisons ayant trait à l’organisation et à la logistique qui justifieraient ledit report :
je vous prie de bien vouloir faire travailler intensément, Vingt quatre heures sur vingt quatre heures (en trois équipes de huit heures) vos collaborateurs, les prestataires et tous ceux en charge de cette élection constitutionnellement déjà arrêtée.
En Conclusion : Il est grand Temps que le Gouvernement ivoirien et Toutes les Autorités de notre Pays mettent fin à « cet ETAT d’exception » , de cette Transition Politique Ambiguë que Vous dirigez, en organisant rapidement ce second tour de l’élection présidentielle :
En tout état de cause, le Monde entier et le Vaillant Peuple Ivoirien qui attendent impatiemment ce scrutin, vous regardent et vous attendent…
Paris, le 09 novembre 2010.
Très Hautes et Fraternelles Considérations.
TANOH NIAMKE, Diplomate, Ecrivain
Chroniqueur Diplomatique
Master in science of management for executives and
Special Student,
Fondateur et Administrateur de Diplomatie Sans Frontières et d’Ivoiriens Sans Frontières.

Précédemment:

-Conseiller Technique chargé de la Coopération et de la Francophonie,
-Chargé de Mission au Ministère des Postes et Télécommunications,
-Chargé de Mission au Conseil de l’Entente
-Diplomate, respectivement au Brésil, en Israël, en Corée du Sud et en France.

http://www.tanohniamke.net
http://www.diplomatiesansfrontieres.over-blog.com
http://www.ivoirienssansfrontieres.over-blog.com


04:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Mon cher TANOH

Permets-moi de te tutoyer, pour que je puisse te parler franchement, en tant que frère ivoirien.

Je suis très impressionné par tes diplômes et ton CV, toute chose qui confirme que notre pays regorge bel et bien d'intellectuels de haut niveau.

Ton papier, du reste de très belle facture, à la hauteur de ton niveau intellectuel, m'inspire tout de même quelques interrogations, entre autres: est-il du ressort du conseil constitutionnel de fixer le chronogramme des échéances électorales ? Il me semble bien que cela relève des compétences de la CEI, comme cela a été le cas pour la fixation de la date du 1er tour.
C'est juste une question pour comprendre, de la part d'un profane en "Droit Administratif".

Pour ce qui est de l'Etat d'exception auquel tu fais allusion dépuis ta résidence "parisienne", je m'étonne que l'intello de ton rang n'a pas remarqué, comme nous qui vivons ici sur place que:

-Le vrai Etat d'exception, c'est depuis que la FESCI a pris l'école en otage, bastonnant et humiliant impunement les professeurs et se mettant au dessus de toute logique.

-Le vrai Etat d'exception, c'est quand Charles Blé Goudé, pourtant convaincu de trichérie à l'Université est aujourd'hui brandi comme modèle au jeunes ivoiriens, juste pour ses talents de mobilisateurs.

-Le vrai Etat d'exception, c'est quand les Blé Goudé, Richard Dakoury, Al Moustapha et consort ne s'en sortent pas avec moins de 10 millions de "budget" mensuel, tandis que les services de l'Etat doivent se contenter de la moitié pour "se débrouiller" toute l'année.

-Le vrai Etat d'exception, c'est que le mérite et autres valeurs nobles ne signifient plus rien dans notre pays où les admis aux concours, ce sont ceux qui n'ont même pas mis les pieds dans les salles de composition...

Je te fais l'économie de la suite car les exemples sont légions et on pourrait passer toute la journée à les égrener.

Si tu as lu mon commentaire jusqu'au bout (et je l'espère vivement), je t'invite à poursuivre la réflexion car avec tes diplômes et ton CV de qualité, je ne doute pas un seul instant de ta capacité à dénoncer beaucoup d'autres absurdités et incongruités dans le fonctionnement de notre pays.

Si bien-sûr tu as le courage de voir objectivement les choses dans ce sens.

Bon séjour à Paris !

Écrit par : N'Dri Kouadio | 09/11/2010

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